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2012/12/05

CVMD #2.8 - La deuxième économie

Ca va mieux en le disant, c'est a chaque émission la lecture d'un article ou d'un billet de blog.
Je vous retranscris du mieux qu'j'peux l'article qu'un Journaliste ou qu'un Internaute a publier.
Il s'agit cette fois d'un article paru sur InternetActu, en octobre 2011, c'est la synthèse par Hubert Guillaud des travaux de l'économiste Brian Arthur, travaux qui porte sur la forme et la nature de l'économie numérique, ce qu'Arthur appel, "La deuxiememe Economie"



Il y a 20 ans, pour prendre l'avion, il fallait se présenter a l'enregistrement on vous inscrivait sur un ordinateur, vérifiait vos bagages, et on vous donnait votre titre d'embarquement. Aujourd’hui par contre, vous introduisez votre carte dans un appareil qui vous délivre immédiatement une carte d’embarquement et une étiquette pour vos bagages. A partir du moment où votre carte est introduite dans la machine, une énorme conversation entre machines se déroule à votre insu. Une fois que votre nom est reconnu, les ordinateurs vérifient votre vol, l’historique de vos voyages, dialoguent avec les ordinateurs de la compagnie voire avec les ordinateurs d’Agence de sécurité. D’une manière invisible, une conversation souterraine se déroule entre serveurs, satellites et ordinateurs, la ou autrefois ces opérations était du travail humain

Et c'est exactement la même chose pour les marchandises. Il y a 20 ans, pour expédier des marchandises, il fallait remplir des papiers, et surtout téléphoner, beaucoup et longtemps. Maintenant, vos expéditions passent seulement sous un portail électronique par exemple. où elles vont être scannées, enregistrées et expédiées. Les machines dialogues avec toutes les autres, traçant elles seules la route de vos colis. Ce qui était fait par des humains est désormais fait par une série de conversations entre des serveurs distants.

En fait, explique Brian Arthur, ce sont “les processus physiques de l’économie qui sont entrés dans l’économie numérique”

c'est un dialogue permanent entre serveurs et agents intelligents qui fonctionnent comme des noeuds, ils vérifient, controle et assurent le retour d'information aux humains de l’économie physique. Pour Brian Arthur, il s'agit la d’une seconde économie qui c’est formée aux côtés de l’économie physique. Cette économie est constituée de millions de machines, explique Arthure, cette économie est “vaste, silencieuse, connecte, invisible et autonome - nous êtres humains pouvons la concevoir, mais nous ne sommes pas directement impliqués dans son exécution

Arthur precise meme que cette Economie a l'échelle mondiale, est toujours active et infiniment configurable mais reste cache. Cette seconde économie ne produit absolument rien de tangible, explique Arthur elle aide seulement a l'exécution comme par exemple pour l'achat en ligne, le calcul de conception, l'aide a la navigation des avions.
Le principe meme de cette deuxième économie consiste à détecter quelque chose dans l’économie physique qui retourne alors une réponse appropriée. Par exemple un camion passe son chargement sous un capteur RFID, un grand nombre de calculs incompréhensible ont lieux, et automatiquement des actions physiques sont déclenchées en réponse.

On retrouve en faite le fonctionnement “intelligent” d'organisme simple:
Je détecte quelque chose, je change mon état interne et je réagit de façon appropriée.
Une méduse, par exemple n’a pas de cerveau, juste un filet nerveux qui lui permet de sentir son environnement et d'intréagir.

La ou la révolution industrielle a consisté à développer un système musculaire de transport grâce a la puissance moteur, désormais notre vaste réseau numérique mondial, agit donc comme une couche neuronale de cette l’économie physique.

Medusas no Oceanário de Valência - Wikimedia Commons CC-by-nc
Et Arthur considère meme que cette deuxième économie aura la taille de notre économie physique actuelle d'ici une vingtaine d'année, et l'aura largement dépassée d'ici 30 ans. A partir de la, continue Arthur l'impact sur l'emplois sera immense. Il existera toujours un travail physique, surtout un travail qui demandera du jugement humain, ou ou une interaction humaine directe. Mais a l'avenir, beaucoup d'emplois vont disparaître dans la deuxième économie.
De la meme façons qu'au début XXieme siècle, la mécanisation de l'agriculture a déplacer la main-d'oeuvre hors des champs, vers les usine, puis des usines vers les services a partir des années 60.

La certitude d'Arthur, c'est que cette deuxième économie sera bien moteur de croissance et de prospérité et ça pour le siècle a venir, en revanche, confirme Arthur le système économique actuel va devoir nécessairement s'ajuster pour faire face aux problèmes de la redistribution des richesses.

Je vais m'arrêter la dans cet article, qui continue avec les propositions de Brian Arthur sur comment le système peut-il s'ajuster, mais aussi les perspectives a tirer de se constat.
Vous pouvez retrouver cette dernière partie sur le site d'InternetActu, mais qui est également longuement débattue dans les commentaires qui continue l'article.

2011/04/04

Le marché florissant de la censure

La lecture de la semaine a pour titre “The booming business of Internet censorship” soit “le marché florissant de la censure d’Internet”. Il s’agit d’un résumé d’un rapport écrit par Jillan York et un collègue du nom de Helmi Noman. Jillian York travaille au Centre Berkman pour l’Internet et la société, à l’Ecole de droit d’HarvardGlobal Voices et elle signe ce résumé pour Al-Jazira.



Dans presque tout le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, la censure d’Internet est la norme, commence Jillian York. Le niveau de cette censure varie : au Maroc, seule une poignée de sites concernant le Sahara Occidental, ainsi que Google Earth et Livejournal, sont jugés suffisamment subversifs pour être censurés, alors que d’autres pays – comme Bahreïn, le Yémen, la Syrie – censurent allègrement, tant les sites à contenus politiques que sociaux.
Si le filtrage est régi par les pays eux-mêmes, il est rendu possible par des technologies qui sont principalement importées des Etats-Unis et du Canada. C’est le coeur du rapport de Jillian York, dont elle détaille quelques éléments.

A Bahreïn, en Arabie Saoudite, à Oman, au Soudan et au Koweït, les censeurs utilisent le SmartFilter de McAfee (McAfee est une société californienne). C’était aussi le cas de la Tunisie, avant la révolte.

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Image : La page de bloquage de Qatar Qtel quand quelqu’un demande à accéder à un site non autorisé.
Au Yémen, jusqu’à récemment, c’était le logiciel Websense qui était préféré, mais le gouvernement a récemment opté pour un logiciel canadien, Netsweeper, qui est aussi utilisé au Qatar et dans les Émirats Arabes Unis.


Ces outils – Websense, SmartFilter et Netsweeper – tout comme Cisco, qui a les préférences de la Chine – permettent aux censeurs de faire facilement leur travail. Au lieu de bloquer des adresses URL une par une, ils peuvent identifier des catégories (comme pornographie, drogue, tenues provocantes…) et bloquer des milliers de sites d’un seul coup. Rien de surprenant, le système de catégorisation est imparfait, des sites tout à fait inoffensifs se trouvant pris dans la masse. “Mon propre site, explique Jullian York, ainsi que celui de OpenNet Initiative, ont tous les deux étés bloqués par le gouvernement yéménite, qui à l’époque utilisait Websense, soi-disant parce qu’ils accueillaient des contenus pornographiques. Ce n’était le cas pour aucun des deux, et quand on a sommé Websense d’expliquer ce qui se passait, ils ont raconté que des sites avec un nombre significatif de spams contenant des liens vers des sites pornographiques pouvaient se retrouver dans la catégorie pornographie.”


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Image : La page de bloquage des Emirats Arabes Unis quand quelqu’un demande à accéder à un site non autorisé.

Ce qui est très problématique, continue Jillian York, car cela suppose qu’en faisant sur un blog quelques commentaires pointant vers des contenus interdits, on peut facilement faire en sorte que le système le bloque, avec tous les effets imaginables sur la liberté d’expression.
Les technologies de filtrage du web utilisées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord sont les mêmes que celles que l’on trouve dans les écoles, les bibliothèques ou les bureaux, d’Europe ou d’Amérique, où le blocage des contenus pornographiques est la norme. Si cette norme est justifiable, il y a là un potentiel pour un blocage plus massif.

Le fait que Websense et Smartfilter soient des logiciels américains pose problème : le programme pour la liberté de l’internet du Département d’Etat américain subventionne, entre autres initiatives, des technologies servant à contourner des logiciels analogues à ceux qui sont exportés par ces mêmes entreprises. Et la Secrétaire d’Etat Américaine Hillary Clinton a fait mention des entreprises américaines spécialisées dans le filtrage lors de son premier discours sur la liberté d’internet en janvier 2010. Elle a déclaré à cette occasion que ces entreprises devaient “prendre une position de principe”. Mais aucune action publique n’a suivi pour freiner l’exportation de logiciels de filtrage. A part Websense – qui stipule que l’usage de son logiciel est interdit aux Etats, à l’exception du filtrage de la pornographie illégale -, aucune de ces entreprises n’a pris de mesures pour interdire l’usage de leurs logiciels aux gouvernements étrangers. Jillian York conclut : “Si le but du programme pour la liberté de l’internet est, comme l’a exprimé Hillary Clinton, d’exporter la liberté du Net, peut-être faut-il commencer par ne plus exporter la censure de l’Internet.”

Xavier de la Porte
“Xavier de la Porte, producteur de l’émission Place de la Toile sur France Culture, réalise chaque semaine une intéressante lecture d’un article de l’actualité dans le cadre de son émission.
L’émission du 11 avril était consacrée aux technologies dans l’agriculture avec Rémy Serai, rédacteur en chef de Machinisme & Réseaux, mensuel qui dépend du groupe de presse La France Agricole et au générateur poiétique (site), ce dispositif d’interaction graphique collectif en réseau d’Olivier Auber, cofondateur du Laboratoire Culturel A+H.